Mardi 20 février 2007
Capitaine Paul Watson, un pirate pour les baleines

Dix navires coulés ou endommagés. Voilà le tableau de chasse du plus grand flibustier du XXIe siècle, le capitaine Paul Watson. «Pirate écolo», «œil du cachalot» ou «éco-guerrier», Watson est un activiste qui lutte pour la sauvergarde et la protection de la faune marine en pourchassant sur toutes les mers les navires baleiniers et les tueurs de dauphins et de phoques.

“Je ne vois pas pourquoi il serait anormal de risquer sa vie pour protéger les baleines. Après tout, il y a beaucoup de gens qui sont prêts à mourir pour leurs convictions." Paul Watson

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Paul Watson est né en 1950 au Canada et il fut un des acteurs de la fondation de l’assocation Greenpeace. Après avoir servi l’ONG quelques années, il la quitte en 1977 car il la trouve trop prudente. Passionné et determiné, Paul Watson comprend qu’en matière de sauvegarde de l’environnement, parfois, le pacifisme ne change rien à la volonté des Etats, et il souhaite entrer dans un activisme plus marqué. Pour cela, il crée la Sea Shepherd Conservation Society. Et ni les arrestations, ni les peines de prison n’ont réussi à le faire changer d’avis. Paul Watson poursuit sa lutte.

Pourquoi s’est-il engagé dans cette lutte pour les baleines ? Paul Watson explique qu’en 1975, alors qu’il participait avec Greenpeace à une campagne contre les baleiniers de l’URSS, une expérience extraordinaire a changé radicalement sa façon de penser.

«  En 1975, un cachalot blessé à mort a épargné ma vie, malgré l’agonie atrocement douloureuse que lui infligeait un harpon explosif reçu en pleine tête. Assis dans mon canot gonflable, j’ai plongé mon regard au fond du sien tandis qu’il s’éteignait à un mètre de moi et j’ai compris alors qu’il y avait un esprit dans ce grand corps intelligent. Cela a changé ma vie pour toujours.

Au départ, le grand cétacé avait attaqué mon bateau, après qu’il eut été frappé à la tête par ce harpon-grenade soviétique. Son corps s’est redressé hors de l’eau, me dominant de toute sa hauteur et prêt à m’écraser de son poids énorme en tombant. Mais dans cet oeil unique tourné vers moi, j’ai vu briller l’éclair d’une reconnaissance. Nous venions juste d’essayer d’arrêter le tir du harpon mortel et je crois que le cachalot l’a vu, qu’il a compris. Avec un énorme effort, il a fait en sorte de retomber de côté dans la mer et j’ai vu son oeil, qui me regardait toujours, disparaître sous la surface de l’eau. Le cachalot venait de mourir.

C’est à ce moment-là que j’ai pleinement réalisé à quel point la chasse à la baleine était une pure folie et à quel point le fait de prendre avec arrogance une telle vie, d’effacer en toute ignorance une telle intelligence, de détruire une si poétique beauté constituait un blasphème ignoble. »

Des pays comme la Norvège, le Japon, l’Islande ou la Russie, après plusieurs périodes de flottements, ont décidé de poursuivre les massacres de baleines qui sont tuées pour leur graisse qui sert à fabriquer des produits cosmétiques. Quant au reste des ossements et de la carcasse, tout est jeté car la consommation de la viande de baleine n’est plus d’actualité. Et même si les armateurs doivent contracter une assurance très coûteuse, cette chasse inutile persiste. Aidé par ses marins embarqués à bord de sa flotte, Paul Watson a donc décidé de poursuivre les bateaux qui chassent illégalement les baleines.

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Pour arraisonner les vaisseaux ennemis, Watson a fait installer 18 tonnes de béton dans la proue de ses navires et quelques piques qui permettent de déchirer la coque des baleiniers ou d’endommager les mécanismes qui font dériver les filets. Planté sur cette même proue, un drapeau pirate qui est l’emblème de son assocation. Pirate donc le capitaine Watson. Mais un pirate qui ne s’attaque qu’aux baleiniers qui violent le droit international. Si certains ont tendance à le voir comme un terroriste, Watson explique clairement pourquoi il a choisi la piraterie comme mode d’action.

“On nous appelle des pirates et ça ne me pose pas de problèmes. Si tu remontes au XVIe ou au XVIIe siècle quand la piraterie régnait sur les Caraïbes, ce n’étaient pas les marines anglaise ou espagnole qui coulaient les navires. Ils étaient bien trop occupés à se droguer, ils étaient tellement corrompus. C’est le pirate Henry Morgan qui attaquait les autres bateaux. Si tu veux arrêter les pirates, il faut un autre pirate. Les gouvernements sont complètement impuissants dans cette histoire." Paul Watson

A son actif, plusieurs autres activités. Lors de la chasse aux bébés phoques, il peignait la fourrure des animaux en rose pour la rendre inutile aux yeux des braconniers. C’est également lui qui prête ses bateaux aux autorités des Galapagos pour qu’elles puissent patrouiller sur les côtes. Paul Watson a compris qu’il fallait médiatiser ses actions pour gagner l’opinion publique.

Paul Watson continue donc à écumer les eaux du globe pour faire cesser cette chasse illégale car elle constitue pour lui un crime contre la Nature et contre l’Humanité. Sa conclusion est claire : « Comme les océans seront tristes et vides, privés de leurs baleines ! Notre aliénation à l’égard de la nature sera totale si nous continuons à exterminer ces beaux géants uniques au monde. La vérité est que si nous ne pouvons sauver les baleines, nous ne pourrons pas nous sauver nous-mêmes.”

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Par Sabine - Publié dans : vegetalementvotre
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Mardi 20 février 2007
Un point sur le grand "oral" des candidats devant les chasseurs avec, en bas de la dépêche AP, la réaction de la FBB :

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/po...uraux_par_.html

Pour info, le communiqué de la Fondation était encore plus incisif... (extrait) :

"Aujourd’hui, tous les candidats à l’élection présidentielle se bousculent au portillon des chasseurs, courbant l’échine devant cette minorité qui tente d’imposer, par les armes, ses vues aux 63 millions de Français non chasseurs.

Il est pourtant urgent de désarmer nos campagnes et partager la nature avec tous ceux qui l’apprécient et la respectent.

Il est urgent de mettre en place un permis de chasser à points et contrôle alcootest de ces hommes armés qui causent, chaque année, de nombreuses morts accidentelles.

Il est indispensable également d’interdire, au plus vite, toutes les chasses « traditionnelles » (vénerie, tenderie aux grives, etc.) d’une cruauté infinie, mais aussi toute forme de piégeage qui tue, dans des conditions épouvantables, de nombreuses espèces animales sans aucune sélectivité.

Urgent enfin d’interdire les lâchers de gibier (quelques jours, parfois quelques heures avant l’ouverture de la chasse) pour ne plus voir ces « commandos » d’opérette, grimés et emmitouflés dans des tenues de camouflages, venus tirer sur des animaux élevés au grain, comparables à d’innocentes poules sorties du poulailler…"
Par Sabine - Publié dans : vegetalementvotre
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Vendredi 16 février 2007
Chers Amis,
 
 

Quatre ans après la parution de On est toujours le taureau de quelqu’un, Claire Starozinski affiche, une fois encore, la qualité et la variété de sa production. Avec La Face cachée des corridas, on plonge au coeur de ce monde obscur qu’est la tauromachie. C’est avec courage que l’auteur nous décrit, démontre, dénonce ce qui se passe derrière : la torture, l’argent, les magouilles, qui rabaissent cet art à ce qu’il est réellement : le business de la torture. Au fil des treize chapitres, chacun découvrira les aspects les plus méconnus de la tauromachie...

Une mise en page dynamique, des textes bien argumentés et un lexique permettent de faire passer le livre dans toutes les mains.

 

Les bénéfices du livre étant intégralement et directement encaissés par l'association, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir diffuser cette information pour contribuer à la poursuite de la lutte contre la corrida.
  • La Face cachée des corridas, 136 pages, disponible au siège de l’Alliance anticorrida, BP 85 - 30009 Nîmes cedex 4, contre un chèque de 12 euros, port inclus, ou directement sur le site http://www.anticorrida.org/participer, par paiement sécurisé.
Par Sabine - Publié dans : vegetalementvotre
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Lundi 5 février 2007

Albert Schweitzer
L'éthique et la Civilisation
Tome I, III, XVI, G/F, p.254-257



L'éthique de la révérence pour la vie

(...)
 Pour Descartes, toute philosophie part de cet axiome: «Je pense, donc je suis.» Avec un pareil point de départ, étroit et arbitraire; la philosophie tombe irrémédiablement dans l'abstraction. Elle ne trouve pas d'ouverture vers l'éthique et reste prisonnière d'une conception morte du monde et de la vie. La vraie philosophie doit avoir comme point de départ la conviction la plus immédiate et la plus compréhensible de la conscience, à savoir: «Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. » Il ne s'agit pas là d'un aphorisme ingénieux. Chaque jour et à chaque heure cette conviction m'accompagne. A tout instant de ma prise de conscience des choses, elle se dresse à nouveau devant moi. Il en jaillit sans arrêt, comme d'une sève remontant de racines toujours vivantes, une conception du monde et de la vie pleine de vigueur, englobant toutes les manifestations de l'Etre. Elle fait naître en nous le sens éthique de notre union mystique avec l'Etre.

De même que mon propre vouloir-vivre implique une aspiration à continuer à vivre et à connaître cette exaltation mystérieuse du vouloir-vivre qu'on appelle joie, ainsi que la peur de l'anéantissement et de l'altération mystérieuse du vouloir-vivre qu'on appelle douleur: de même aussi le vouloir-vivre qui m'entoure comprend ces mêmes mouvements, qu'il puisse le manifester vis-à-vis de moi ou qu'il reste sans voix.

L'éthique consiste donc à me faire éprouver par moi-même la nécessité d'apporter le même respect de la vie à tout le vouloir-vivre qui m'entoure autant qu'au mien. C'est là le principe fondamental de la morale qui doit s'imposer nécessairement à la pensée. Le bien, c'est de maintenir et de favoriser la vie; le mal, c'est de détruire la vie et -de l'entraver.

Effectivement, tout ce qui compte comme un bien dans l'appréciation éthique habituelle du comportement des hommes entre eux peut être ramené au maintien et au développement physique et spirituel de la vie humaine, ainsi qu'au désir de la porter à son plus haut niveau possible. Inversement, tout ce qui, dans le comportement des hommes entre eux est considéré comme un mal est, en dernière analyse, la destruction ou la répression physique ou spirituelle de la vie humaine, ou bien le relâchement de l'effort pour la porter à son plus haut niveau possible. Toutes les définitions particulières du bien et du mal, même divergentes et ne paraissant n'avoir aucun rapport entre elles, s'emboîtent les unes dans les autres comme des pièces d'un même ensemble, dès qu'on les conçoit et qu'on les approfondit à l'intérieur de cette notion très générale de bien et de mal.

Le principe fondamental de la morale que nous reconnaissons comme une nécessité de la pensée ne comporte pas seulement l'obligation de classer et d'approfondir les notions courantes de bien et de mal, mais aussi de les élargir. Un homme n'est réellement éthique que lorsqu'il obéit au devoir impérieux d'apporter son assistance à toute vie ayant besoin de son aide, et qu'il craint de lui être dommageable. Il ne se demande pas dans quelle mesure telle ou telle vie mérite la sympathie par sa valeur propre, ni jusqu'à quel point elle est capable d'éprouver de la sensibilité. C'est la vie en tant que telle qui est sacrée pour lui. Il n'arrache pas étourdiment des feuilles aux arbres ni des fleurs à leur tige et fait attention de ne pas écraser inutilement des insectes. Si par une nuit d'été il travaille sous sa lampe, il préfère laisser sa fenêtre fermée et étouffer un peu, plutôt que de voir une hécatombe d'insectes aux ailes roussies s'abattre sur sa table.

Si en sortant sur la route après la pluie, il y aperçoit un ver de terre qui s'y est fourvoyé, il se dit que le ver dessécherait au soleil faute d'être remis à temps sur un sol meuble où il pourra se terrer: il l'enlève donc du goudron mortel pour le porter dans l'herbe. Si en passant devant une mare il y voit un insecte qui s'y débat, il prend le temps de lui tendre une feuille ou un fétu de paille comme planche de salut.

Il n'a pas peur de faire sourire de sa sentimentalité. C'est le sort de toute vérité, avant d'avoir été reconnue comme telle, d'être tournée en ridicule. Jadis, le fait de croire que les hommes de couleur étaient vraiment des hommes et devaient être traités humainement passait pour une folie. Or la folie est devenue vérité. Aujourd'hui on considère comme exagéré de prétendre qu'un des devoirs imposés par l'éthique rationnelle est de respecter ce qui vit, même dans ses formes inférieures. Mais un jour, on s'étonnera qu'il ait fallu autant de temps à l'humanité pour admettre que les déprédations insouciantes causées à ce qui vit sont incompatibles avec l'éthique.

L'éthique implique un sentiment de responsabilité élargi à l'infini, envers tout ce qui vit. L'idée générale selon laquelle le but de l'éthique est de mettre le comportement de l'homme à l'égard de ce qui vit sous le signe du respect de la vie, laisse assez froid. Et pourtant, c'est la seule conception complète de l'éthique. La compassion est une notion beaucoup trop étroite pour contenir tout ce qui entre dans le domaine de l'éthique. Elle ne désigne que la sympathie pour la souffrance de l'être qui veut vivre. Mais l'éthique comporte bien d'autres éléments encore; la participation à tout ce qui concerne celui qui veut vivre, les circonstances où il se meut, ses aspirations, sa joie, également son désir de s'épanouir pleinement ainsi que son besoin de perfectionnement.

L'amour est déjà une notion plus complète, parce qu'elle implique le partage des souffrances, des joies et des efforts. Mais elle ne définit l'éthique qu'à l'aide d'une comparaison naturelle, profonde il est vrai, et place la solidarité engendré par l'éthique sur un plan analogue à celui que la nature établit plus ou moins temporairement dans le domaine physique entre deux êtres sexuellement complémentaires ou entre ces êtres et leur progéniture. La pensée philosophique doit chercher à exprimer ce qui constitue l'essence même de l'éthique. Elle en arrive ainsi à définir l'éthique comme le dévouement à la vie, motivé par le respect de la vie. Même si le terme de « respect de la vie », pris dans un sens très général, manque un peu de flamme, l'idée qu'il représente s'empare de vous dès qu'elle est entrée dans votre esprit. La pitié, l'amour, et de façon générale, tout enthousiasme de réelle valeur y sont inclus. Dès que cette idée vous a pénétré, elle travaille sans répit votre conscience et y jette l'inquiétude en maintenant sans cesse en éveil le sens de vos responsabilités. Telle l'hélice qui brasse l'eau pour actionner le navire, le respect de la vie est le moteur qui fait progresser l'homme.

Comme l'éthique du respect de la vie tire son origine d'une nécessité intérieure, elle ne dépend pas de la question de savoir dans quelle mesure elle est capable d'aboutir à une conception de la vie satisfaisante. Elle n'a pas besoin de démontrer l'importance, pour l'ensemble du processus mondial, de l'action en faveur du maintien, de la promotion ou de l'accroissement de la vie, entreprise par des hommes convertis à cette éthique. Elle ne se laisse pas désarçonner en voyant combien les résultats qu'elle obtient dans la sauvegarde et le développement de la vie comptent peu, eu égard aux formidables destructions déchaînées à tout instant par les forces de la nature.' Toute à sa volonté d'action, elle peut bien laisser tomber les problèmes de rendement et de succès. Ce qui importe, c'est qu'il surgisse dans le monde des hommes convaincus qui affirment un vouloir-vivre entièrement pénétré de respect de la vie et de dévouement à la vie.

Dans mon vouloir-vivre personnel, le vouloir-vivre universel se comporte autrement que dans ses autres manifestations. Dans celles-ci, il se traduit, pour autant que je puisse en juger de l'extérieur, par une individualisation n'aspirant qu'à obéir à son propre instinct vital et non à s'unifier avec un autre vouloir-vivre. Le monde offre le spectacle horrifiant de l'entre-déchirement des volontés de vivre. Une existence ne survit qu'aux dépens d'une autre, l'une détruit l'autre. Chaque vouloir-vivre n'est qu'une volonté dressée contre un autre vouloir-vivre, en ignorant tout de lui. Chez moi, par contre, mon vouloir-vivre connaît les autres volontés de vivre. Il n?y a en lui une aspiration à sceller l'unité entre son moi intérieur et l'Etre universel.

Pourquoi le vouloir-vivre ne se révèle-t-il de cette façon que chez moi? Cela tient-il à ce que j'ai acquis la faculté de réfléchir à l'Etre dans sa totalité universelle? Jusqu'où ira cette évolution qui a commencé à s'ébaucher en moi?

Ces questions restent sans réponse. C'est pour moi une énigme douloureuse que de vivre dans le respect de la vie au milieu d'un monde où la volonté créatrice est en même temps destructrice et où la volonté destructrice est en même temps créatrice.

Je ne peux faire autrement que de m'en tenir au fait que, chez moi, le vouloir-vivre se manifeste sous la forme d'un désir de ne faire qu'un avec un autre vouloir-vivre. Ce fait est pour moi une lumière qui brille dans les ténèbres. L'ignorance qui subjugue le monde est levée pour moi, je me sens affranchi du monde. Le respect de la vie me jette dans des perplexités que le monde ne connaît pas. Il me comble d'une félicité que le monde ne peut pas donner. Lorsque en pleine euphorie d'être différents du monde, moi et mon prochain nous nous prêtons assistance dans la compréhension mutuelle et le pardon, alors qu'ailleurs l'un tourmenterait l'autre, l'antinomie qui déchire le vouloir-vivre se trouve supprimée. Là où un insecte est sauvé d'une mare, une parcelle de vie s'est consacrée à une autre parcelle de vie et l'antinomie de la vie cesse. Chaque fois que je me dévoue d'une façon quelconque à une autre vie, mon vouloir-vivre limité fait l'expérience de son unité avec l'infini, où la vie forme un tout. J'y puise un réconfort qui me préserve contre le danger de périr de soif dans le désert de la vie.

C'est pourquoi j'admets que le but de mon existence est d'obéir à cette révélation supérieure du vouloir-vivre que je porte en moi. Je choisis de consacrer mon action à supprimer, dans la sphère de mon influence, l'antinomie qui déchire le vouloir-vivre. Connaissant l'essentiel qui seul importe, je laisse de côté les énigmes du monde et de mon existence dans le monde.

Les intuitions et les aspirations propres à tout sentiment religieux profond se retrouvent dans l'éthique du respect de la vie. Toutefois Celle-ci ne prétend pas ériger un système clos et complet de conception du monde et elle es~ d'avance résignée à devoir .laisser la cathédrale inachevée: elle n'en termine que le ch?ur, mais c'est là que la piété célèbre un culte divin dans l'intensité de sa constante ferveur.
(?)

Rapports entre l'homme et les animaux

Quelle est la position du Respect de la vie dans les rapports entre l'homme et les bêtes?

Chaque fois que je détériore une vie quelconque, il faut que je me pose clairement la question de savoir si c'est nécessaire. Jamais je ne devrai m'autoriser à aller au-delà de ce qui est indispensable, même dans les cas apparemment insignifiants. Le cultivateur qui a fauché des milliers de fleurs sur son pré pour nourrir ses vaches doit éviter d'arracher machinalement, en rentrant chez lui, les fleurs qui poussent au bord de la route, car il commet ainsi une atteinte à la vie, sans y être obligé par la force de la nécessité.

Ceux qui expérimentent sur les animaux des médicaments, procédant à des opérations chirurgicales, ou inoculant des maladies dont les résultats serviront à venir en aide à l'humanité, ne doivent jamais se livrer à ces traitements cruels en toute tranquillité d'esprit sous le prétexte que leur but est d'envergure. Dans chaque cas particulier, il faut qu'ils aient auparavant pesé la question de savoir si la nécessité de faire subir ce sacrifice à l'animal pour l'humanité s'impose vraiment. Ils doivent alors s'inquiéter de faire tout leur possible pour adoucir la douleur. Combien de crimes commet-on dans les instituts scientifiques en omettant de faire une narcose pour gagner du temps et se simplifier le travail. Combien de tortures inflige-t-on aux bêtes, uniquement pour faire devant les étudiants une démonstration de phénomènes universellement connus 1 Justement en raison de ce que l'animal, en tant que cobaye, a acquis par sa douleur tant de valeur pour ceux qui souffrent, une relation nouvelle et exceptionnelle de solidarité s'est créée entre lui et nous. L'obligation de faire tout le bien possible à tous les êtres vivants en découle pour chacun de nous. En tirant d'affaire un insecte en détresse, je ne fais rien d'autre que d'essayer de payer quelque chose de la dette toujours renouvelée des hommes à l'égard des bêtes. Lorsqu'un animal est contraint d'être utilisé pour les besoins de l'homme, chacun de nous doit se préoccuper des souffrances qui en résultent pour lui. Nul ne doit permettre d'occasionner une douleur que rien ne peut justifier, dans toute la mesure où il peut l'empêcher. Nul n'a le droit de s'en désintéresser en toute tranquillité en pensant qu'il n'a pas à se mêler de choses qui ne le regardent pas. Nul n'a le droit de fermer les yeux et de considérer que puisqu'il s'épargne la peine de le voir, le mal n'existe pas. Que personne ne secoue de ses épaules le poids de sa responsabilité. Si les animaux sont victimes de tant de mauvais traitement, si les hurlements du bétail assoiffé pendant son transport en chemin de fer passent inaperçus, si tant de cruautés se perpètrent dans nos abattoirs, si dans nos cuisines des mains inexpertes malmènent les bêtes en les tuant, si les animaux endurent d'invraisemblables tortures par la faute d'homme sans pitié, tandis que d'autres sont livrés aux jeux cruels des enfants, nous en portons tous la responsabilité.

Nous avons peur de nous faire remarquer lorsque nous laissons voir combien nous sommes émus par les souffrances que l'homme inflige aux êtres vivants. Nous croyons alors que les autres se sont faits plus «raisonnables» que nous et considèrent comme normal et allant de soi ce qui nous bouleverse. Mais tout à coup il leur échappe un mot qui nous prouve qu'eux non plus n'en ont pas pris leur parti. Etrangers à nous jusqu'alors, ils sont maintenant tout proches de nous. Le masque qui nous trompait mutuellement tombe. Nous savons désormais, les uns comme les autres, que, tous ensemble, nous sommes possédés par l'obsession incessante des horreurs qui s'accomplissent constamment autour de nous. Oh, quel aveu mutuel !

L'éthique du respect de la vie nous empêche de faire croire par un silence complice que nous sommes devenus insensibles à tout ce que les hommes pensants que nous sommes devraient ressentir. Elle nous incite à nous tenir mutuellement en éveil devant cette souffrance et à parler et agir sans crainte selon la responsabilité que nous sentons ensemble peser sur nous. Elle nous pousse à rechercher ensemble les occasions de venir en aide à des animaux en compensation de toute la misère où ils sont plongés par la main des hommes et de les faire ainsi échapper un instant à l'inconcevable horreur de l'existence.

 

Par Sabine - Publié dans : Douceur
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Lundi 5 février 2007

n°2 - FÉV 2007

Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme est à la race : la volonté de ne pas prendre en compte les intérêts de certains au bénéfice d’autres, en prétextant des différences sans lien logique avec ce qu’elles sont censées justifier. En pratique, le spécisme est l’idéologie qui justifie l’exploitation et l’utilisation des animaux par les humains.

DES DROITS LÉGAUX POUR DES ANIMAUX ?

Projet « Grands Singes » en Espagne

Projet «Grands Singes»En 2006, les socialistes espagnols ont appuyé le « Projet Grands Singes » en présentant un projet de loi selon lequel les singes anthropoïdes (chimpanzés, orang-outangs, gorilles) obtiendraient des droits et une protection morale et légale au même titre que les humains. Ils auraient ainsi le droit à la vie, à la liberté et le droit de ne pas être torturés pour la science. Il s’agit de les faire passer de la catégorie de propriétés à celle des personnes légales.

Puisque toutes les capacités invoquées par l’humanisme pour justifier notre supériorité d’espèce se retrouvent à des degrés divers aussi chez ces singes, nous devrions logiquement leur accorder les mêmes droits fondamentaux.

Cette campagne – qui n’a pas abouti mais a déchaîné des débats de fond en Espagne – met en question le cloisonnement, en terme moral, des humains par rapport aux autres animaux. Ainsi, elle permet d’interroger les fondements de la discrimination dont sont victimes tous les non-humains.
(inspiré du site http://www.rightsforanimals.org, traduit de l’anglais par A. Chopin).

ROUTINE MEURTRIÈRE…

Hécatombe dans un élevage de poulets

Le 19 décembre dernier, on apprenait par divers médias qu’il y avait eu une « hécatombe dans un élevage de poulets de Haute-Marne » ; c’est hélas relativement fréquent, mais il est en revanche extraordinaire qu’on en parle ! La raison ? On a cru un moment qu’il s’agissait de grippe aviaire, quand c’était simplement un banal « accident de ventilation ayant provoqué une hausse de température et, par voie de conséquence, un étouffement des animaux ». Élevage de poulets4 000 morts par asphyxie. On pouvait lire également : « L’éleveur ne comprend pas. L’ambiance y était même moins chargée en ammoniac que dans l’autre bâtiment de 750 m2 où aucun poulet n’est mort. » C’est que les bâtiments de concentration… concentrent un tel taux d’ammoniac dû aux déjections que les éleveurs n’y rentrent souvent qu’en combinaison et masqués !!! C’est dire les monstrueuses conditions de vie – et de mort – de ces poulets destinés à finir dans les assiettes.

FOIE GRAS

La magie s’estompe

Foie gras - La magie s'estompeLes médias ne relayent plus seulement les images d’Epinal et les recettes de foie gras, on commence aussi à entendre le bruit des pompes de gavage et à percevoir la souffrance des oiseaux derrière cette production. Ainsi en décembre sur diverses chaînes, dans la presse nationale et régionale, sans parler d’Internet. Un signe parmi d’autres que la souffrance animale commence à être perçue.

Synapse - Culture

* CINÉMA

Nos amis les terriens

En avant-première du film de Bernard Werber qui sort en avril 2007, « Nos amis les terriens », voici un extrait de la bande-annonce vidéo : « Longtemps nous avons cru que nous étions les seuls êtres vivants de l’univers... Et puis un jour nous avons découvert l’incroyable. Une planète habitée par des créatures qui semblent intelligentes : les Terriens. Qui sont-ils ? […]

Les Terriens entretiennent dans leur entourage d’autres bêtes, plus petites et plus faibles qu’ils s’amusent à soumettre à des épreuves. Jouer avec les autres animaux est une de leurs occupations préférées... » [Ici, défilent des images de cadavres de poulets plumés, suspen dus à des chaines, dans un abattoir]. Tombent les masques. L’essentiel est dit : gratuité et ultra-violence de nos relations à ces autres terriens…


Source

Adresses internet à visiter. Allez-y!

CONTACT
• MOËLLE ÉPINIÈRE •
réseau antispéciste
20, rue Cavenne
6 9 0 0 7 LY O N
http://antispeciste.org

Imprimerie spéciale - À n’afficher que là où on peut !

réseau antispéciste
... pour réfléchir et réaliser des événements contre le spécisme

Le présent site a pour but de partager le matériel militant élaboré par les membres du réseau antispéciste et de relayer ses activités ou celles en lien avec l'antispécisme. (pour visiter le site, cliquez ici!)

Ni le site ni le réseau lui-même n'ont vocation à représenter l'antispécisme dans son ensemble ni dans toutes ses composantes ou variétés.

Si vous voulez en savoir plus sur les idées antispécistes, visitez les liens!

Par Sabine - Publié dans : vegetalementvotre
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Mardi 30 janvier 2007
NOMBRE D'ANIMAUX ABATTUS DANS LE MONDE
POUR L'ALIMENTATION HUMAINE


POUR L'ANNÉE 2003 -
Le chiffre a augmenté depuis ce temps

Poules, poulets - 45 milliards 900 millions
Canards - 2 milliards 260 millions
Cochons - 1 milliard 240 millions
Lapins - 857 millions
Dindes - 691 millions
Oies - 533 millions
Moutons, brebis, agneaux, - 515 millions
Chèvres - 345 millions
Boeufs, vaches, veaux - 292 millions
Rongeurs, autres que lapins - 65 millions
Pigeons et autres oiseaux - 63 millions
Buffles - 23 millions
Chevaux - 4 millions
Ânes, mules, mulets - 3 millions
Chameaux et autres camélidés - 2 millions

Soit un total de plus de 50 milliards d'animaux,
sans tenir compte des animaux aquatiques, des animaux sauvages chassés, des animaux utilisés pour la vivisection, des chiens, des chats, des rats, des souris etc. etc.,.


Source : FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations)
Chiffres établis à partir des rapports provenant de plus de 210 pays.
Certains pays ou territoires ne fournissent pas de données.
FAO Statistical Database - Agriculture
www.fao.org
Par Sabine - Publié dans : Coup de gueule
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Mardi 30 janvier 2007

"Monsieur, peut être Madame en 2007,

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

La constitution Française vous octroie le droit De gracier en votre âme et conscience, « TOUT HUMAIN » coupable de crime.
Moi, et ce dès ma naissance, sans jamais avoir commis Le moindre délit, le jugement est déjà rendu, ce sera...

LA PEINE DE MORT

Et celle-ci me sera infligée dans d'atroces souffrances après avoir été humilié par le matador, et son public.
Pourtant, mon droit à la clémence existe !
Il vous suffit, Madame, Monsieur Le Président de demander aux députés Français, d'abroger l'ALINEA 3 de l'article 521-1 du code pénal qui permet à nos tortionnaires de pratiquer leur ART, en toute impunité... Certains députés de votre majorité essayent de convaincre leurs collègues.
Afin d'obtenir ce débat, dont mon avenir dépends, et dont l'image de votre pays, aurait tout à gagner !"

http://www.por-favor.org/FR/petition-pour-obtenir-abrogation-alinea-3.php

Par Sabine - Publié dans : Coup de gueule
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Mardi 30 janvier 2007

Le végétarisme rime bien souvent avec protection des animaux, le site Web Actions Animaux proposent donc à ceux et celles qui le souhaitent une action (ou cyber action) différente chaque jour, afin d'agir contre la souffrance animale.

Chaque jour, une pétition, un appel à boycott, manifestation, une lettre de protestation émanant de différentes associations à travers le monde entier!

http://www.webactionsanimaux.fr

Par Sabine - Publié dans : vegetalementvotre
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Mardi 30 janvier 2007

Végétariens Magazine N°5 (février 2007) est paru dans les kiosques à journaux de France et de Belgique!

Par Sabine - Publié dans : vegetalementvotre
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Mardi 30 janvier 2007

Bully-les-Mines, ville anticorrida !

"Pour François Lemaire, maire PS de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais), contrairement à Ségolène Royal, la corrida n’est certainement pas « un spectacle magnifique ». Le 21 décembre dernier, il a voté avec son équipe municipale une motion déclarant Bully « ville anticorrida, contre les combats de coqs et amie des animaux ». Après Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) fin 2004, c’est la deuxième ville en France à demander la suppression de l’alinéa 5 (alinéa 3 jusqu’en octobre dernier) de l’article 521.1 du Code pénal, qui accorde une dérogation pernicieuse à la loi en permettant la corrida et les combats de coqs. Patricia Zaradny, secrétaire nationale du CRAC, a grandement contribué à l’heureux résultat de ce vote, qui fut proposé en octobre dernier à l’équipe municipale lors d’une conférence-débat sur la corrida.

« Ville anticorrida » n’est pas seulement un symbole. Vous marchez tranquillement dans la rue, vous prononcez joyeusement, en pensant aux herbivores que vous imaginez heureux dans leurs pâturages, le mot « taureaux » et vous créez de fait une « tradition locale ininterrompue ». J’exagère à peine. Il suffit juridiquement de la seule présence un peu ancienne d’un club taurin, ainsi que de n’importe quel jeu idiot qui utilise des taureaux, pour arguer une quelconque tradition.

Pour féliciter F. Lemaire : mairie, rue François-Brasme, 62160 Bully-les-Mines. E-mail : mairie.bully@free.fr

Par Sabine - Publié dans : vegetalementvotre
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