Lundi 22 janvier 2007
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Un résultat majeur, ayant trait au végétarisme, a marqué l'année 2006 : le Rapport de l'Agence des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) selon lequel, au niveau mondial, l'élevage est un secteur d'activité plus émetteur de gaz à effet de serre que les transports!
Le résultat doit mobiliser nos consciences dans un contexte où la crise climatique, et environnementale en général, est reconnue aujourd'hui comme un grave problème, auquel nous devons faire face si nous voulons éviter une catastrophe humaine et naturelle de grande ampleur.
Les pays riches et les pays en développement ont une consommation très inégale de viande : 123 kg en moyenne, par habitant et par an aux Etats-Unis contre 5kg en moyenne, par habitant et par an, en Inde. Mais les pays en développement ont tendance à nous rattraper dans cette consommation.
Si la tendance se poursuit, la concentration de gaz à effet de serre va continuer à s'accroître dramatiquement et la pénurie d'eau se posera de manière aiguë, car l'élevage est très demandeur d'eau. Il faut 20 000 litres d'eau pour produire un kilo de viande et seulement 48 litres d'eau pour produire un kilo de céréales. 70% de la consommation d'eau potable est consacrée soit directement à l'élevage, soit aux cultures des grains destinés aux animaux d'élevage.
Les rejets de l'élevage causent énormément de pollution. De nombreuses espèces sont menacées et sont en voie de disparition. Et il y a la déforestation... ces 20 dernières années, 80 % des forêts vierges du Costa Rica ont disparu pour laisser place à l'élevage des bovins.
Chaque jour, 50 000 enfants meurent de faim dans le monde. Produire un kilo de viande de boeuf nécessite 16 kilos de céréales, lesquelles seraient consommables directement...!
Et puis, bien-sûr, le végétarisme, c'est bon pour les animaux !
Quand les gens mangent la chair d'un animal, ils ne font pas le lien entre le contenu de leur assiette et ce qui fut un être animé, sensible. La viande vient toujours d'animaux qui ont vécu et sont donc morts pour nous, par nous.
Beaucoup de végétariens le sont donc pour une raison morale : le refus de manger la chair d'autres êtres vivants. Les cadavres de plus d'1 milliard 100 millions d'animaux sont consommés en France chaque année, sans compter les poissons. Plus de 2,5 milliards de vies sont sacrifiées pour de mauvaises raisons ( 'j'ai besoin de viande pour prendre des forces'...'je vais manquer de protéines'...); des animaux élevés, transportés et abattus cruellement ou capturés dans une nature faussement réputée inépuisable.
Vouloir croire le contraire relève soit de l'ignorance, soit de la malhonnêteté intellectuelle.
Les cadavres d'animaux ont besoin du savoir-faire du boucher pour être déguisés, 'parés'.
Les termes utilisés masquent aussi l'origine du produit. L'esthétique joue un rôle capital au moment de choisir les aliments, et beaucoup ne mangeraient pas de viande s'ils devaient eux-mêmes tuer, saigner, éviscérer et découper les animaux.
Comprendre la nécessité d'une 'végétalisation' de notre alimentation est la marque d'un esprit soucieux de répondre aux grands défis de notre avenir : réduire l'incidence de nombreuses maladies (cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, hypertension, ostéoporose...), faire progresser notre réflexion éthique, protéger l'environnement légué à nos enfants !