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  • : Un seul oiseau en cage et la liberté est en deuil !
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  • : Vie perso / Journal intime
  • : J'ai consacré mon blog aux animaux...leurs histoires, leurs vies de misère et de souffrance. Au travers de coups de gueule ou d'une étude historique, je vous parle d'eux, car ils ne peuvent s'exprimer, je leurs prête donc mes mots et attends les vôtres!
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Egyptologiquement Vôtre

Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /Août /2007 15:52
En Egypte, comme partout ailleurs, des animaux ont été pourchassés, soit pour des raisons de subsistance, soit du fait du danger qu'ils représentaient, si bien que certains d'entre eux ont totalement disparus de la Vallée du Nil.


Il en a été ainsi pour le crocodile. A l'heure actuelle, les crocodiles sont revenus à la faveur de la construction du Haut Barrage d'Assouan et on peut en voir dans les eaux du Lac Nasser.

Le crocodile, image du dieu Sobek peut être vu comme un dieu puissant et protecteur, incarnation de la fertilité par son caractère aquatique, mais aussi comme une force malfaisante qu'il faut conjurer par des exorcismes.


Le crocodile (Crocodilus niloticus) est, avec l'hippopotame, l'animal le plus redouté des Egyptiens. Le crocodile du Nil est une des plus grandes espèces connues de Crocodiliens (il peut atteindre 6m de long). Il était évidemment présent dans les eaux du Nil et dans les marécages du Delta avant l'arrivée de l'homme sur les berges du fleuve. Il trouvait dans les eaux nombre de poissons, mais, dans le même temps, il pouvait attaquer, à terre, les animaux sauvages. Plus tard, il s'est attaqué aux animaux domestiques, voire, bien entendu, aux hommes qui se risquaient sur son territoire.

Les combats entre crocodiles et hippopotames semblent avoir été fréquents, essentiellement pour des raisons de territoire. Le crocodile était surtout un danger permanent pour les éleveurs obligés de faire traverser les bras du fleuve et les canaux à leurs troupeaux.
Néanmoins, le crocodile ne semble pas avoir été l'objet de chasses organisées à l'époque pharaonique. Mais il arrivait qu'il soit capturé ou tué pour se débarrasser de spécimens particulièrement dangereux. S'ils n'ont pas été systématiquement chassés, c'est peut-être dû au fait que l'animal, s'il est dangereux, est sans doute moins nuisible que l'hippopotame qui, en sa qualité d'herbivore, dévaste les cultures. Par ailleurs, on pouvait jusqu'à un certain point limiter la prolifération des crocodiles en détruisant les oeufs, malgré la surveillance effectuée par les femelles. Enfin, il est clair que, dans certains nomes, le crocodile, étant sacralisé, était à ce titre intouchable. Si on luttait contre lui, c'était à coups de formules magiques et d'invocations.



Etrange pourrait paraitre l'association d'une divinité au crocodile. Le dieu Sobek (en grec Souchos) avait des centres de culte important dans la Vallée, en particulier à Soumenou près d'Ermant et à Kom Ombo où se trouve le grand temple édifié aux époques ptolémaïque et romaine et que Sobek partage avec le dieu faucon Haroëris. Son culte était particulièrement important au Fayoum, une région longtemps restée marécageuse où l'animal semble avoir été très abondant. A, l'époque ptolémaïque lorsque la colonisation du Fayoum se développe avec la création de nouveaux villages, son culte s'étend encore : la capitale du Fayoum, Schedet, prend le nom grec de Crocodilopolis et de nombreux temples sont dédiés au dieu crocodile.
Le dieu était normalement représenté sous la forme d'un homme à tête de crocodile, mais il peut être représenté sous la forme de l'animal. Dans certains lieux de culte de Sobek, on élevait des crocodiles sacrés. L'un d'eux pouvait être choisi pour représenter le dieu, tandis que de nombreux autres étaient destinés à être momifiés et offerts en ex-voto : de grands cimetières de crocodiles ont été retrouvés au Fayoum. Tout récemment, à Narmouthis, on a découvert, tout près du temple, un bâtiment qui servait de 'nursery' aux crocodiles et qui contenait encore des oeufs en grand nombre.


                                                   Temple de Kom Ombo

Les sentiments des Egyptiens à l'égard du crocodile semblent avoir été très ambivalents. Il s'agit d'un animal particulièrement redouté, responsable chaque année de la mort ou de la mutilation de nombreux habitants. On lui a prêté pourtant un aspect bénéfique : créature des eaux, il est lié à la fertilité des sols. Il est aussi une manifestation du dieu solaire puisqu'il mange les poissons qui sont les ennemis de Rê. A ce titre, il est souvent représenté couronné du disque solaire.
On voit que, lorsqu'on invoque Sobek, ce n'est pas l'animal que l'on a devant les yeux dans sa réalité terrifiante, mais un concept religieux déconnecté du réel. Ce qui importe, c'est la puissance dont le dieu est porteur. Cependant un texte théologique de Kom Ombo ne dissimule en aucune façon la nature violente et destructrice de l'animal que l'on a associé à un dieu.

Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 14:05
Rien n'est plus inconstant que l'apparence d'un dieu égyptien. Sa forme graphique ou plastique, pas plus que son nom ne suffisent pour exprimer par eux seuls sa nature!
Mais, malgré la multiplicité des apparences, ou l'universalisme de leurs attributions, les dieux gardent leur individualité. Dans la plupart des cas il est impossible d'attribuer à chaque dieu une apparence unique et spécifique exprimant sa nature. Il faut donc considérer les divers éléments de la description de l'apparence divine comme les mots d'un métalangage.
Venons-en donc maintenant à la forme hybride de certains dieux, qui est parfois bien déroutante.
La forme hybride la plus fréquente associe un corps humain et une tête animale. Il est intéressant de noter que les animaux tardifs (cheval, coq) et les animaux préhistoriques (girafe, éléphant, etc.) ne font pas partie du répertoire animalier divin. La face divine est une marque d'identité soit particulière, soit générale. Certaines sont propres à une seule divinité : la tête de l'oiseau ibis, par exemple, renvoie sans équivoque au dieu Thot.


D'autres ont un champ d'application réduit à quelques dieux, pour les divinités canines, par exemple :


Anubis


Oupouaout

D'autres enfin, touchent un large éventail de dieux : les divinités à tête léonine, marque des forces de destruction, sont très nombreuses. On a répertorié près de quarante déesses à tête de lionne.



Sekhmet


Tefnout

Tous les dieux célestes ou agressifs peuvent prendre la forme d'êtres à tête de faucon:


Horus


Montou

Les Egyptiens n'ont pas reculé devant les associations les plus étranges. Parfois, seul un détail du visage suffit à évoquer l'aspect animal du dieu : sur les colonnes dites hathoriques, le visage de la déesse est encadré d'oreilles de vache:



L'assemblage inverse d'une tête humaine sur un corps animal, moins fréquent, est cependant bien attesté :


Sphinx


Oiseau-ba

Mais ces expressions iconographiques représentent rarement des divinités particulières. Elles sont le signe de l'ingérence des humains, rois ou défunts, dans l'imaginaire et l'accession à un pouvoir qui ne leur est pas naturel (D.Meeks).
Dans l'ensemble, le visage est la représentation d'une personnalité, le corps celui d'une faculté.

Certaines divinités ont une apparence simplement animale :



Apis

De nombreux dieux comptent parmi leurs diverses formes des manifestations purement animales: le bélier de Khnoum et d'Amon, l'oie d'Amon, le babouin et l'ibis de Thot. Mais le statut de ces animaux est très varié selon qu'ils symbolisent le domaine d'action de la divinité ou qu'ils représentent sa fonction, ou son emblème.

Parfois l'apparence divine s'éloigne des modèles du monde vivant.


 Horus d'edfou, le dieu combattant et destructeur part à l'assaut des révoltés et fond sur eux sous la forme d'un disque solaire ailé, brûlant les regards.





Ainsi, gardons à l'esprit que les représentations des divinités égyptiennes sont un le produit d'un compromis entre une pensée anthropomorphique visant à l'abstraction et les apparences des forces naturelles. Ces images sont des combinaisons de signes d'identité ou de fonctions et non pas des figures réelles.

Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 15:53
Il est aisé de constater, en Egypte ancienne, l'extrême importance de la place que, nulle par ailleurs, les animaux occupaient dans la grammaire des symboles.
Les scribes et dessinateurs les utilisaient pour éterniser fables et légendes. Parfois transformé dans cette mémoire millénaire et collective, on retrouve le sujet fidélement rapporté par Esope (VIIe-VIe siècle av. J-C), écrivain grec à qui l'on attribue la paternité de la fable et même repris plus tard sous la plume d'un La Fontaine, sans perdre pour autant le sens profond de sa signification.
Voici donc, au travers de quelques ostraca (tessons de poterie servant de support à l'écriture ou au dessein) et papirii, des exemples de fables satiriques de l'Egypte ancienne.

  • * Chats au service de la reine souris :

Ce fragment de papyrus (époque ramesside, XIXe dynastie) évoque la fable du peuple. On y voit un chat coiffé une souris. Cette scène est satirique, bien evidemment, et il est amusant d'observer le plus faible, à savoir la souris, se faire servir et apprêter par des chats.


Dans le même registre, cette autre fragment de papyrus (Musée de Bruxelles) nous montre également un chat au service d'une souris.





  • * Le loup et le bouc :


Cet ostracon (Epoque ramesside, XIX e Dynastie) nous fait penser à la fable du 'Loup et du chevreau' que La Fontaine tenait d'Esope, lequel s'était probablement inspiré d'un motif de ce genre ou d'une autre fable égyptienne. Le grand loup joue du double hautbois pour tenir captif le petit bouc.

Ce ne sont, ici, que quelques exemples où le modèle animal est utilisé à des fins ironiques et satiriques.
Parfois, l'imagerie de ces animaux se retrouve à notre époque, employée pour exprimer une signification très peu éloignée de son sens originel.
Prenons, par exemple, ce papyrus satirique de la XIXe Dynastie représentant une gazelle et un lion.

La gazelle évoque, au Nouvel Empire, une favorite royale. Ici, cette 'princesse' joue au senet avec le symbole animal du roi. Il est étonnant de retrouver une certaine similitude figurée de nos jours dans les armes du royaume d'Angleterre.

Ici, nous voyons sur le blason anglais un lion couronné et une licorne armée et entravée au premier. Le lion est le support anglais et la licorne le support écossais. En ce qui concerne, l'exemple égyptien, la gazelle pourrait représenter la Syrie alliée, bien malgré elle, tout comme l'Ecosse vis-à-vis de l'Angleterre, au royaume d'Egypte.


Les animaux ont donc, bien souvent, été mis en scène dans des activités pastichant les comportements humains. Néanmoins, la symbolique animale ne se limite nullement au domaine de la satire, de la fable ou du mythe, mais constitue également une part importante de l'imagerie religieuse. Les figurations animales évoquent, alors, entre autre, l'infinité des expressions du divin.
L'approche particulière des Egyptiens concernant l'animal se traduit dans leur conception du monde vivant. Dans tous les récits de création , il est affirmé que le démiurge, aux origines du monde, a créé à la fois les dieux, les hommes et les animaux sans qu'il y ait apparemment de hiérarchie entre eux. Pour eux, il semble qu'il n'y ait pas de différence fondamentale de nature entre les êtres vivants. Dans cette vision du monde, les animaux comme l'homme peuvent être porteurs de l'élément divin. On ne s'étonnera donc pas qu'un dieu puisse être représenté sous une forme animale, humaine ou hybride.
Ainsi, s'explique la relation si particulière des Egyptiens avec les animaux et la place que ces derniers ont occupé dans l'histoire de l'Egypte ancienne.

Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 13:27
Le boeuf (Bos taurus) est l'un des animaux le plus anciennement domestiqués en Egypte.

Outre son utilité dans les travaux des champs, le bétail domestique fournissait de nombreux produits : viande, lait , graisse, peau, os, fumier...etc.

Symbole même de la richesse, du pouvoir et source de prestige, les troupeaux en général, et le bétail en particulier sont très souvent représentés dans les tombes, notamment à l'Ancien Empire. Le bétail figure toujours en bonne place dans la liste des tribus perçus par Pharaon, aussi bien que dans le butin de ses conquêtes.

Les zoologistes admettent que l'ancêtre du bétail autochtone est l'auroch, qui se déplaçait en troupeaux d'animaux sauvages aux franges désertiques de la vallée jusqu'à la fin du Nouvel Empire.

  • * Vaches, boeufs : Dans les tombes de l'Ancien Empire, les troupeaux et la vie quotidienne des humbles gens qui s'en occupent figurent réguliérement. Petit veau tétant sa mère, homme trayant une vache, bétail traversant un gué sont des scènes traditionnelles.
  • Des soins étaient apportés au bétail, si l'on en croit le 'Papyrus vétérinaire de Kahun'.
  • Parmi les nombreux traités médicaux de l'Egypte ancienne, un seul a trait à la médecine vétérinaire : c'est le papyrus de Kahun qui fut découvert par l'équipe de Flinders-Petrie en 1898 dans l'oasis du Fayoum. Rédigé  vers 1850 av . J-C, ce papyrus est probablement la copie d'un traité antérieur, concernant l'ophtalmologie vétérinaire. Le fragment principal décrit trois taureaux malades, dont l'un pourrait avoir été atteint de coryza gangréneux. Les traitements préconisés étaient à base d'aspersion d'eau froide, de fumigation, de frictions...etc. La saignée était souvent pratiquée, soit pour soulager l'animal, soit pour apaiser les dieux.
  • Les scènes de boucherie sont nombreuses. Le sacrifice rituel du boeuf fournit en effet un élément indispensable au culte divin. La patte avant droite (khepesh) constituait le morceau de choix, dont la découpe est souvent illustrée.
  • En qualité d'animaux de trait, les bovins sont utilisés pour tirer l'araire et pour dépiquer le grain sur les aires de battage.
  • A partir du Nouvel Empire, on voit aussi des boeufs tirant les traineaux sur lesquels sont placés les sarcophages pour leur transport aux nécropoles.
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  • * La vache divine :
  • Symbole de fécondité, de giron maternel, pourvoyeuse du lait vivifiant, la vache joue un rôle majeur dans l’imaginaire et les mythes égyptiens.
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  • L’animal est associé à de nombreuses formes divines, au premier rang desquelles Hathor et Nout. La relation entre la vache et Hathor est certainement très ancienne. Bien souvent la déesse est représentée sous la forme d'une vache
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  • ou alors sous une forme féminine, possédant soit les oreilles ou les cornes de la vache.
  • * Le Taureau :
  • Les dieux taureaux ont existé dès les époques pré-dynastiques : palette au taureau (Louvre),
  •  palette de Narmer (Caire), têtes de taureaux ornant le pourtour de certains mastabas dès les premières dynasties à Saqqarah Nord .
  • Très tôt, la majesté royale fut mise en rapport avec l’animal sauvage, ce dont la palette de Narmer (musée du Caire) donne une magnifique illustration. Chassé par les rois, il représente la puissance non contrôlée mais aussi l'invincibilité du soleil du désert. En tant que tel, son image est associée à celle du pharaon guerrier. Pendant tout le Nouvel Empire, les épithètes de « taureau puissant , grand en force », de « taureau d’Horus » expriment la force royale, et celle de « taureau de sa mère » sa puissance sexuelle et fécondante.
  • Rien d'étonnant donc, à ce qu'un dieu guerrier, tel que Montou, soit représenté avec une tête de taureau!


 Pour ceux que les divinités égyptiennes intriguent, sachez que l'apparence mi-humaine, mi-animale est le produit d'un compromis entre une pensée anthropomorphique et les apparences des forces naturelles. Ces images sont des combinaisons de signes d'identité ou de fonctions et non pas des figures réelles. Mais, j'y reviendrai dans un autre article !
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Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 16:03
Le chien (canis familiaris) fut en Egypte ancienne le plus ancien compagnon de l'homme, comme dans bien d'autres pays.
Dès l'époque prédynastique, les chiens sont très souvent représentés en compagnie des hommes qu'ils accompagnent à la chasse. Ils sont, au premier chef, les auxiliaires des chasseurs, utilisés seul ou en nombre.
Il existe de nombreuses représentations de scènes de chasse auxquelles des chiens participent activement, surtout à partir du Moyen Empire où les grands personnages possèdent de véritables meutes.
On sait que les chiens portaient des noms : 'Le Noir', 'Ebène', 'Le Brave', 'Vent du Nord', 'Antilope'...Un nom comme 'bon à rien', également attesté, indique à la fois l'affection du maître à l'égard de son chien et sa lucidité quant à ses qualités.
Il est probable que ces animaux aient été également employés pour surveiller les troupeaux et pour monter la garde, comme l'indiquent les noms de 'Bon Berger', et de 'Bon Gardien'.
Des chiens pouvaient être aussi des 'auxiliaires de police' et certains d'entre eux ont dû avoir le statut privilégié d'animal de compagnie. Au Moyen Empire, une dame fait faire un sarcophage en bois pour sa chienne favorite, avec comme inscription 'l'aimée de sa maîtresse, Aya (l'aboyeuse?)'.
C'est surtout au Nouvel Empire, sur les reliefs ou les peintures des tombes que l'on voit des chiens favoris assis sous le siège de leur maître.
Photos des tombes de Kherouef (TT192), Nécropole de l'Assassif, 18e dynastie et de la tombe de Pabasa (TT 279), Assassif, 26e dynastie.

Les chiens n'avaient cependant pas tous ce statut privilégié, et nombre d'entre eux étaient des chiens errants, comme souvent à l'heure actuelle en Egypte.
Leurs représentations iconographiques nous indiquent qu'il existait déjà plusieurs variétés de chiens. Les plus anciennement sélectionnés semblent avoir été des chiens aptes à la course, semblables à nos lévriers actuels, les tesem. Ils étaient utilisés pour la chasse à la gazelle. Il existait une autre variété à oreilles pendantes et à queue courte également utilisée pour la chasse, les salouki.


D'autres, apparentées à des dogues ou à des teckels, sont également représentées. D'autres encore seront introduites à l'époque romaine.

Plusieurs dieux ont pu être représentés sous l'aspect de canidés, en particulier Anubis et Oupouaout. Leur identification formelle n'est pas assurée : chacal ou chien sauvage.
L'association du chien au monde funéraire peut s'expliquer par l'habitude qu'avaient les chiens sauvages et les chacals de rôder autour des sépultures.



D'après F. Dunand et R. Lichtenberg, Des animaux et des hommes, Une symbiose égyptienne, Editions du Rocher, 2005.
Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /Avr /2007 15:28


Les abeilles ne sont pas des animaux domestiques stricto sensu, mais des animaux utiles car ils fournissaient aux anciens égyptiens leur principale source de sucre.

C'est sans doute, dès la préhistoire, que les anciens égyptiens ont recueilli le miel et commencé la domestication des abeilles. L'apiculture va se répandre aux époques suivantes, en particulier au Nouvel Empire. Cette activité est réprésentée dans le décor des tombes thébaines des hauts dignitaires, comme celle de Rekhmirê.
Dans la tombe de Pabasa (TT279), qui date de la 26e dynastie, on voit des apiculteurs au travail, en présence d'une série de jarres oblongues, qui peuvent être interprétées comme étant des ruches.

Néanmoins, le miel n'était pas pour autant un produit de consommation courante, bien au contraire, il s'agissait d'un produit de choix.
Le miel entrait dans la composition de nombreuses recettes médicales, à titre d'adoucissant ou encore pour ses vertus thérapeutiques qu'on lui attribuait (le sucre à forte concentration empêcherait le développement de micro-organismes). Il entrait également comme ingrédient dans de nombreuses formules cosmétiques ainsi que dans les parfums.
Le miel et la cire fournis par les abeilles étaient des produits utilisés lors de la momification. La cire entrait dans la composition d'onguents utilisés pour oindre le cadavre, elle est mentionnée dans les frais de funérailles et a bien été identifiée par l'analyse chimique des produits d'embaumement.

Le caractère presque sacré du miel et des abeilles est affirmé par un texte qui les fait naître des larmes du dieu Rê : "Les larmes de son oeil tombèrent sur le sol, elles se changèrent en abeilles, ainsi naquit la cire, ainsi naquit le miel". Sans doute, est-ce pour cette raison, que sur la photo du dessus, l'homme agenouillé semble rendre hommage aux abeilles présentes devant lui! Respect pour celles qui fournissent, après un dur labeur, un si doux nectar...
Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /Avr /2007 09:45
Durant mon voyage en Egypte, j'ai pu constater que, là-bas aussi, les animaux sont les victimes des hommes! Bien evidemment, il y a les 'fameuses calèches' et ces pauvres chevaux, parfois bien entretenus, mais que l'on laisse en plein soleil durant des heures, entravés, soumis aux attaques incessantes des mouches. On entend bien souvent les fouets claqués et très franchement, la balade en calèche le long de la corniche à Louqsor n'a plus rien de romantique...

Il y a aussi les chiens errants ( en plein boulot à Karnak...)

, les ânes et en particulier un ânon, que j'ai trouvé adorable, mais qui malheureusement, lorsque je l'ai vu, était attaché dans une sorte de 'décharge', dépourvue de verdure. Le voici :
Il est adorable, non? En tout cas, il me paraît être en bonne santé et aussi, être très curieux!

Les oiseaux libres et donc, non soumis au joug des Hommes, s'arrangent bien souvent des petits nids, que je qualifierais de 'royaux'.
Cette 'tourterelle' a élu domicile dans une des parois de la chapelle-reposoir de Séthi II à Karnak. Royal, n'est-il pas?

Et puis, j'ai croisé un Insecte Volant Non Identifié ! Alors, si l'un d'entre vous connaît son nom, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir...! C'est une sorte d'abeille géante....!
Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 21:42


Pays de rêves et de mystères,
où le soleil se vénère!
Egypte mystique et romantique,
si envoûtante et magique!

Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 11:51



     En Egypte











Du 25 Mars au 04 Avril !
Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 14:51


Le chat domestique égyptien (Felis catus) descend du chat sauvage africain (Felis sylvestris libyca) et a continué de coexister avec lui à l'époque historique ainsi qu'avec une autre variété restée sauvage, le chat des marais (Felis chaus). Ce chat égyptien est probablement l'ancêtre de tous nos chats modernes. Malheureusement, nous n'avons aucune indication précise nous permettant de dater la domestication.
Le nom égyptien du chat est  miou...(au féminin, miout ou miat).
Les chats ont dû être utilisés assez tôt dans les maisons et les greniers pour faire la chasse aux rongeurs. La présence de chats depuis le Moyen Empire, sur des reliefs et peintures représentant des scènes de chasse et de pêche dans les marais, a fait penser qu'on avait pu les utiliser comme auxiliaires des chasseurs.
Au Nouvel Empire, les chats sont manifestement devenus des animaux de compagnie et sont souvent représentés en compagnie de leurs maîtres.
Des siècles plus tard, Hérodote témoigne encore de la grande considération des Egyptiens pour les chats en précisant que lorsque le chat de la maison vient à mourir, tous les habitants se rasent les sourcils.(Hérodote, Histoires, II, 66 : ce détail paraît un peu étrange car on sait qu'en signe de deuil, les Egyptiens, au contraire, renonçaient à se raser...???).

L'association du chat avec une divinité est bien attestée, mais apparait comme relativement tardive et traduisant un des aspects d'une personnalité ambivalente. Bastet, qui deviendra la déesse chatte, à l'Ancien Empire avait l'aspect d'une lionne.
L'association ne paraît pas antérieure au début du 1er millénaire, lorsque les pharaons de la XXIIe dynastie , originaires de Bubastis, dans le Delta Oriental, se placent sous le patronage de Bastet, dame de la ville. A cette époque, Bastet prend le visage apaisé, doux, de la chatte, autre face de la lionne farouche. Sous cette forme, la déesse est une protectrice des femmes enceintes et des jeunes enfants.
Ce culte de Bastet a donné lieu au développement de l'élevage de chats destinés à servir d'ex-voto sous formes de momies. L'existence d'élevages est attestée par les textes et surtout d'immenses nécropoles contenant des centaines de milliers de momies de chats ont été retrouvées à Bubastis, à Saqqara au voisinage du temple de Bastet et au Speos Artemidos dans l'enceinte du temple de Pakhet qui, déesse lionne, pouvait elle aussi revêtir l'aspect d'une déesse chatte.
Par Sabine - Publié dans : Egyptologiquement Vôtre
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